Département de philosophie

Centre de recherches phénoménologiques

Possibilités et limites d'une phénoménologie de l'action

Université de Liège, 2 juin 2022

En dépit de quelques études séminales consacrées aux phénomènes volitifs (souhaits, désirs, volitions, etc.) dans la tradition brentanienne, l'action et l'agentivité n'ont jamais fait réellement partie des objets centraux de la tradition phénoménologique. Husserl avait sans doute entrevu la possibilité d'une phénoménologie de la volonté. Cependant, celle-ci restait chez lui subordonnée à une entreprise plaçant la perception et le jugement au coeur de ses réflexions. Il faudra attendre Paul Ricoeur et la publication de Le Volontaire et l'involontaire [1950] pour que soit formulé de manière explicite le projet d'élucider les structures d'une conscience irréductiblement pratique. Que peut espérer apporter la phénoménologie à l'étude des catégories de la volonté (décision, motivation, choix) et de l'action (volontaire/involontaire, intentionnel/inintentionnel) ? Inversement, l'originalité de l'objet considéré n'implique-t-elle pas des changements essentiels de méthode et de structure ? Peut-on par exemple encore penser l'intentionnalité comme visée de sens si celle-ci doit être saisie au niveau de l'action en train de se faire ? L'action ne serait-elle pas ainsi le lieu, pour la phénoménologie, de l'épreuve de ses propres limites, et, corrélativement, celui de sa confrontation avec d'autres types d'analyses (grammaticales, empiriques, herméneutiques, etc.) ? Il s'agira ici d'explorer les possibilités et les limites d'une phénoménologie de l'agir, aussi bien de l'intérieur que via d'autres perspectives externes à la tradition phénoménologique.

Lieu: Salle de réunion du département de philosophie (Pl. du Vingt-Août 7, bât. central A1, 3e ét.)

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