Psychologie et psychologisme

Journée d'étude, Université de Liège, 13-14 février 2012.

Présentation

Nous utilisons le plus souvent le terme « psychologisme » pour désigner la prétention de fonder la connaissance dans la psychologie et de chercher par là-même les fondements de la vérité dans des lois psychologiques qui régissent la connaissance en tant qu'activité concrète de penser. La conséquence souvent déplorée de ce point de vue est que la connaissance — et la vérité qui en est la condition — se trouve ainsi relativisée: nous entendons désormais par connaissance une activité empirique qui dépend de l'histoire personnelle du sujet connaissant et qui n'a pas de sens indépendamment de ce sujet.

Si les arguments « anti-psychologistes » qui ont été formulés à la fin du XIXe siècle par Bolzano, Frege et Husserl entre autres, l'ont emporté avec succès, nous invitons les participants à réfléchir sur les effets que cette critique a eu sur la psychologie entendue en un sens large. La psychologie, en tant que science des phénomènes psychiques, se réduit-elle à une prétention psychologiste sur la connaissance? N'y a-t-il pas des questions que la psychologie soulève et se donne les moyens de résoudre, qui font de la psychologie un domaine légitime et fécond de la philosophie? La question à travailler sera donc: faut-il être psychologiste pour être psychologue? Et implicitement: y a-t-il encore un intérêt pour le philosophe à chercher des réponses dans la psychologie et à quelles questions?

Nous proposons donc comme but de cette journée de mesurer d'une part le thème psychologiste concernant la théorie de la connaissance aux autres thèmes, peut-être plus convaincants, que la psychologie avance à cette époque et d'autre part de mesurer l'effet que les arguments anti-psychologistes ont eu par la suite sur l'évolution de la psychologie comme science et sur sa pertinence philosophique.

 

Programme

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Participants

 

Contact: Maria Gyemant 32 (0)4 366 55 93 - gyemantmariayahoo.com